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Thursday, May 27, 2010

Je t'aime Mama

        While looking throughout my old piles of school papers, I came across this poem “Je t’aime Mama”.  As far as I can remember, this is my very first poem. I wrote it when I was about eight years old in my “class d’ecriture”.  We had a little presentation in which every student was required to share a story with his peers.
         Reading this poem, I have realized how fast I have grown and how much I have changed; it brings to me the nostalgia of my childhood in Conakry (enough with me and nostalgia). Below, I have typed it exactly as I the poem on the paper. I have also tried to translate it from the French to the English as accurately as I could. I hope you enjoy it. Please, leave a comment if you would like to share your childhood experience with the readers of this blog and myself.

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             Je t’aime Mama
      Écrite par  Mory Keita

Je t’aime au profond de mon Cœur Mama.
Je t'aime Mama plus que le monde,
Tu es la lumière qui éclaire ma vie,
Je sais que tu j’aime aussi.

Je t'aime Mama plus que les étoiles,
Tu es celle qui me guide et que j'adore,
Et tu es belle, grande et  gentille.
Je sais que tu j’aime aussi.

Je t'aime aujourd’hui et je t'aimerai pour toujours,
Je t’aime dans mes rêves et cauchemars,
Tu es ma Mama bien aimée.




English translation

                  
I Love You Mama

I love you deep within my Heart Mama.
I love you Mama more than the world,
You're the light that illuminates my life,
I know you too love me.

Mama I love you more than the stars, 

you are the one that guides me and one I love, 
and you are beautiful, big and nice.
I know you love me too.

I love you today and I will love you forever.
I love you in my dreams and nightmares,
You are my beloved Mama.

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Sunday, May 2, 2010

On vit, on parle

Here is a poem of the great French  writer , philosopher and poet, Victor Hugo's " On vit,on parle". This poem's beauty reside in its simplicity and its humorous tone.
the last three lines of the poem are particularity very striking. It basically speaks about life hills and valleys, its beauties and sorrows.I hope you enjoy it as much as i do.


              
               On vit , on parle...
                          By Victor Hugo

On vit, on parle, on a le ciel et les nuages 
Sur la tête ; on se plaît aux livres des vieux sages ; 
On lit Virgile et Dante ; on va joyeusement 
En voiture publique à quelque endroit charmant, 
En riant aux éclats de l'auberge et du gîte ; 
Le regard d'une femme en passant vous agite ; 
On aime, on est aimé, bonheur qui manque aux rois ! 
On écoute le chant des oiseaux dans les bois 
Le matin, on s'éveille, et toute une famille 
Vous embrasse, une mère, une soeur, une fille ! 
On déjeune en lisant son journal. Tout le jour 
On mêle à sa pensée espoir, travail, amour ; 
La vie arrive avec ses passions troublées ; 
On jette sa parole aux sombres assemblées ; 
Devant le but qu'on veut et le sort qui vous prend, 
On se sent faible et fort, on est petit et grand ; 
On est flot dans la foule, âme dans la tempête ; 
Tout vient et passe ; on est en deuil, on est en fête ; 
On arrive, on recule, on lutte avec effort... -- 
Puis, le vaste et profond silence de la mort !

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Sunday, January 3, 2010

Charles Baudelaire "Le Mort joyeux"


here is, what i consider as, the masterpiece of the great French poet Charles Baudelaire. le mort joyeux ( the happy dead), is, though somehow cynical, the most reflective poem i have red. i remember reciting it once in class, when i was about 9 years old in my country. every french speaking person, i believe, will agree that that le mort joyeux is unique in its own way.

Dans une terre grasse et pleine d'escargots
Je veux creuser moi-même une fosse profonde,
Où je puisse à loisir étaler mes vieux os
Et dormir dans l'oubli comme un requin dans l'onde.
Je hais les testaments et je hais les tombeaux;
Plutôt que d'implorer une larme du monde,
Vivant, j'aimerais mieux inviter les corbeaux
À saigner tous les bouts de ma carcasse immonde.
Ô vers! noirs compagnons sans oreille et sans yeux,
Voyez venir à vous un mort libre et joyeux;
Philosophes viveurs, fils de la pourriture,
À travers ma ruine allez donc sans remords,
Et dites-moi s'il est encore quelque torture
Pour ce vieux corps sans âme et mort parmi les morts!

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